Ammar Belhimer  :  «Le projet garantit la liberté de la presse» 
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Dimanche 06 Décembre 2020
Journal Electronique

«Le secteur des médias est miné en absence de loi qui l’encadre», a déclaré d’emblée le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement lors d’une rencontre organisée par l’Organisation nationale des journalistes sportifs algériens (ONJSA) sur «la place de la presse dans le projet de révision de la Constitution». Pour Ammar Belhimer, «seul un encadrement juridique peut garantir un exercice serein de la liberté de la presse». «Nous avons hérité de l’ancien système la dévastation et la destruction qu’il est difficile de tout réparer», assène-t-il. Toutefois, poursuit le ministre, «cela ne justifie en aucun cas l’idée de sortir du cadre constitutionnel pour mener à bien les réformes qui doivent être entreprises», soulignant que «l’Algérie est confrontée à deux options, à savoir laisser tout s’effondrer ou préserver le cadre institutionnel pacifique».


Du point de vue de Belhimer, deux éléments essentiels doivent faire partie du projet d’amendement de la Constitution. Le premier concerne «le devoir de l’Etat de préserver la liberté de la presse», dit-il. Et cela revient, selon lui, «à ouvrir la voie à la liberté d’accès à l’information, à sa publication et à sa diffusion». Le deuxième élément, quant à lui, concerne «le droit de l’Etat à restreindre cette liberté fondamentale pour préserver la sécurité du pays», ajoute-t-il, indiquant que «cette disposition ne peut pas être considérée comme une restriction». Dans le détail, il explique qu’«il existe un consensus sur le droit de l’Etat d’intervenir afin d’éviter les monopoles qui empêchent la concurrence, la libre entrée sur le marché et une pluralité d’idées dans l’arène politique. Mais aussi pour préserver la sécurité du pays». Il tient dans ce contexte à renouveler la volonté de l’Etat à préserver le pluralisme des médias tout en assurant la sécurité publique intérieure du pays. Parlant des avantages du projet de la nouvelle Constitution, le premier responsable du secteur a mis en relief quatre nouveaux principes qui n’étaient pas présents dans les Constitutions précédentes. Il cite, entre autres, «la garantie de la liberté de la presse de toute nature, l’interdiction de la publication de discours de haine et de discrimination, ainsi que l’incapacité d’arrêter l’activité d’un média, sauf en vertu d’une décision judiciaire, qui le protégerait de toutes formes d’abus et de règlement de comptes». Pour le ministre, «la généralisation de l’exercice démocratique pour la presse a besoin d’un cadre juridique. Etant donné que la loi est un garant de la stabilité, la base juridique devient sacrée notamment lorsqu’il s’agit de mettre fin aux activités anarchiques dans le secteur des médias et d’assurer un exercice discret des libertés».
A la question de savoir si le droit constitutionnel pourrait être remis en cause par le futur cadre de l’information, il répond : «Il est nécessaire de distinguer le législatif de la technologie qui évolue plus vite que le droit. Réguler la sphère des médias revient en force à travers le monde. C’est pourquoi nous sommes à la recherche de valeurs communes.» D’ailleurs, fait-il remarquer, «je ne crois pas au journaliste citoyen car l’expression obéit à des règles de droit ». Au vu de tous ces éléments, Belhimer affirme que «le secteur est condamné à faire adapter ses textes de loi avec l’évolution des nouvelles technologies, sachant que nous avons pas moins de 18 millions d’abonnés à Internet». Il a, par ailleurs, regretté que des projets «importants restent bloqués en raison de l’incapacité des journalistes à s’organiser dans un cadre unifié, notamment l’activation du Conseil national de la presse écrite». Cette autorité reste, précise-t-il, «impossible à réaliser sans la présence d’organisations syndicales représentatives de ce secteur». Et c’est à ce Conseil qu’il revient, selon lui, de «délivrer les cartes de presse». Evoquant les chaînes privées qui souffrent financièrement et dont certaines ont été fermées, Belhimer a fait savoir que son département «est intervenu en tant que médiateur pour leur demander de s’organiser». Pour appuyer ses propos, il rappelle l’affaire d’une chaîne privée qui, révèle-t-il, «employait plus de 700 personnes qui sont restés sans salaire pendant 9 mois». «Nous avons été surpris lorsqu’on a découvert que les comptes bancaires de cette chaîne ont été suspendus. Nous sommes intervenus pour intégrer 150 journalistes dans les chaînes publiques». «Mais nous ne pouvons pas supporter l’échec du secteur privé», soutient-il.

Pas d’accès à la publicité publique sans le respect de la loi
Abordant dans ce sillage la question des journalistes qui ne sont toujours pas déclarés par certains organes privés qui bénéficient pourtant de la publicité de l’Anep, le ministre précise qu’«aucun média ne peut accéder à la publicité publique si celui-ci ne respecte pas les dispositions de la loi dont l’obligation d’assurer ses employés». «Nous avons pris, il y a deux mois, la décision qu’aucun organe de presse ne pourra bénéficier de la publicité publique sans répondre à une quinzaine de conditions dont la déclaration de l’ensemble de ses employés, le respect de la loi, avoir un site électronique», renchérit-il. Quant à l’autorité de contrôle de la presse écrite, Belhimer a souligné que «les médias ont besoin d’une autorité d’autorégulation pour faire leur mutation qualitative loin de l’exclusion et de l’allégeance». Il est essentiel, fait-il observer, «de compter exclusivement sur la compétence et de l’encourager, et ce, quelles que soient ses orientations idéologiques, à condition que celles-ci respectent le cadre consensuel». Le ministre a, enfin, refusé de se prononcer sur l’affaire du journaliste Khaled Drareni. «Je crois à la vertu du droit. Je ne me substituerais pas au parquet. Et dans un Etat de droit, il n’y a pas de peine sans qu’elle soit prévue par la loi et la décision de la justice doit être exécutée quel que soit l’objet de celle-ci et la personne visée par elle».
Assia Boucetta

  • reboisement  barrage Douira
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    • 61 projets en cours de réalisation à Tizi Ouzou

      Pas moins de 61 projets d’investissement touristiques privés sont en cours de réalisation dans la wilaya de Tizi Ouzou a indiqué le directeur local du tourisme, Rachid Gheddouchi. Ce dernier nous a indiqué que 440 projets d’investissement dans le domaine du tourisme ont été déposés au niveau de ses services. Ainsi ces différentes structures «mettront à la disposition du secteur quelque 7 200 lits et généreront quelque 3 564 emplois» a-t-il indiqué. Sur les 61 projets on compte des hôtels, des auberges, des centres et villages de vacances, des terrains de camping ainsi que des résidences touristiques.

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 Ministère des Ressources en eau 

Le ministre des Ressources en eau, Arezki Barraki, effectuera, le 05- décembre , une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Mascara. 

Cinémathèque algérienne
La Cinémathèque algérienne rend hommage sur son site web et sa page facebook aux grands cinéastes du cinéma mondial qui ont dans le passé fréquenté sa salle obscure dans le cadre des cycles et festivals qu’elle a organisés.

 

 Assemblées virtuelles au TNA
Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi organise, durant le mois de novembre, des «assemblées virtuelles» (Al-Majaliss al-Iftiradhiya) animées par le journaliste et écrivain Abderrazak Boukkeba. Il s’agit de rencontres hebdomadaires, qui se tiennent tous les samedis du mois .

 

 

Algérie Télécom

Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz 
Les nouveaux demandeurs de ligne pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation, et les abonnés professionnels pourront signaler le dérangement de leur ligne directement sur le site web sans déplacement.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang.

 

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