Youcef Nebbache, président de l’Acam, à Horizons  : «Laisser le citoyen choisir entre le véhicule neuf et celui d’occasion»
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Mercredi 02 Décembre 2020
Journal Electronique

Entretien réalisé par Assia Boucetta

 

L’activité d’importation de véhicules neufs sera soumise à un ensemble de conditions contenues dans le nouveau cahier des charges et que le concessionnaire doit impérativement respecter afin qu’il puisse déposer son dossier de candidature. Parmi ces exigences figure l’obligation faite aux concessionnaires d’être propriétaires de leurs enceintes d’exposition. Selon Youcef Nebbache, président de l’Association des concessionnaires automobiles multimarques (Acam), «ladite exigence pourrait dissuader certains concessionnaires à se lancer dans cette aventure, alors qu’ils ont déjà payé le loyer de ces locaux».

Comment avez-vous trouvé le contenu du nouveau cahier des charges organisant l’activité d’importation de voitures neuves ?
Les concessionnaires sont dans le désarroi face à ce document qui les oblige à être propriétaires d’un local de 6.400 m2 et d’un showroom de pas moins de 1.000 m2 pour pouvoir importer. Il se trouve que nous avons déjà loué ses espaces qui, en cas d’achat, coûteraient pas moins de 400 milliards de DA. Les documents que nous devons présenter doivent attester de la propriété des enceintes d’exposition par le concessionnaire et par les agents agréés. Ce qui est incompatible avec la déontologie du commerce. On ne peut pas exiger d’un coiffeur, d’un mécanicien ou d’un tailleur d’être propriétaire de son local. Les concessionnaires sont pénalisés face à ces nouvelles conditions comme si tout a été fait pour nous empêcher de revenir à l’importation. Tous les opérateurs économiques louent des locaux. Et c’est ce qui se fait dans tous les pays. Le cahier des charges précédent semble même être plus indulgent, sur le plan technique, avec les concessionnaires.

Le nouveau cahier des charges préservera-t-il les droits du client ?
Le document est à même de préserver les droits des clients sauf qu’il est très intrusif. Il est exigé des concessionnaires d’étaler les moindres détails de leurs relations avec leurs partenaires étrangers. Or, l’importateur devrait être libre d’avoir des rapports de partenariat avec des opérateurs économiques étrangers dans le cadre de cette transition. Le département de l’industrie peut, toutefois, exiger des importateurs un produit de qualité et qui répond aux normes internationales. Ces derniers sont, d’ailleurs, disposés à répondre favorablement à cette condition et à l’obligation d’acquérir les nouveaux véhicules à partir des usines de fabrication. Mais il faut savoir qu’exiger des véhicules à plus de deux airbags, cela a un coût, soit 700 euros pour un seul airbag. Des éléments supplémentaires que le client devrait payer pour acquérir son véhicule. La qualité dépend de la commande faite au fabricant.

L’organisation du secteur de l’automobile passe-t-elle, nécessairement, par la mise en vigueur de nouvelles règles d’importation ?
La procédure d’importation des véhicules demeure très compliquée y compris pour les opérateurs économiques qui ont un capital conséquent. L’importateur est contraint parfois d’ouvrir une lettre de crédit d’un million de dollars et attendre 45 jours avant d’avoir l’autorisation d’importer. Des mesures qui viennent compliquer davantage cette activité. Une procédure longue et éreintante qui finit par dissuader certains concessionnaires à se lancer de nouveau dans cette aventure. Nous avons interpellé le ministre de l’Industrie sur ce sujet. Mais jusque-là nous n’avons pas reçu de réponse.

Quels seront les prix des véhicules neufs et quand seront-ils disponibles ?
Il est difficile de déterminer les prix des véhicules à l’heure actuelle. Cela dépend du cour du dinar, d’autant plus que tout laisse supposer qu’il sera, d’ici à 2021, ramené à sa vraie valeur pour pouvoir autoriser l’ouverture des bureaux de change. C’est une période de transition nécessaire pour relancer notre économie. Elle devrait permettre à la monnaie nationale de se stabiliser, car on ne peut plus continuer à soutenir artificiellement le dinar qui n’est pas à sa juste valeur. Au vu de tous ces éléments, les véhicules neufs ne seront pas affichés à moins de 150 millions de centimes. Il faut oublier les véhicules à 800.000 da, voire à un million de da. Les premiers véhicules à importer ne seront disponibles qu’à partir de janvier, voire le mois de février prochain

Au-delà de l’aspect technique de ce cahier des charges, est-il à même de réalimenter le marché de la vente des voitures ?
L’Acam ne comprend pas comment on peut empêcher un algérien d’importer un véhicule de moins de trois ans si celui-ci a les moyens de le faire. Notre pays n’a pas été victime de l’échec d’une politique et non de l’importation des véhicules d’occasion. Dans un pays aussi industrialisé que l’Allemagne, il est permis d’importer des voitures de moins de dix ans. Nous devons laisser le marché dicter ses règles et renforcer le contrôle technique des voitures autorisées à circuler sur nos routes. Et puis il ne faut pas oublier que la taxe douanière liée à cette activité contribue à renflouer le trésor public.

Il faut laisser, selon vous, le choix au citoyen de choisir entre le véhicule neuf ou d’occasion ?
Certainement, d’autant plus que, depuis la fermeture des usines de montage, les prix des voitures d’occasion ont flambé et l’importation des pièces détachées a explosé. Les citoyens avaient besoin de réparer leurs vieilles voitures faute de moyens et de disponibilité des véhicules neufs sur le marché. En 2019, l’Algérie a importé un milliard de dollars de pièces détachées contre 2 milliards de dollars en 2020. L’augmentation de la facture d’importation s’explique par la situation du marché des véhicules, paralysé depuis plus d’un an. C’est pourquoi notre association appelle à libérer le marché et laisser les algériens choisir, d’autant plus qu’en contrepartie ils devront s’acquitter des taxes en vigueur, soit 15% des droits de douane et 19% de TVA dont 2% iront à la caisse des retraites.
 A. B.

  • reboisement  barrage Douira
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    • 61 projets en cours de réalisation à Tizi Ouzou

      Pas moins de 61 projets d’investissement touristiques privés sont en cours de réalisation dans la wilaya de Tizi Ouzou a indiqué le directeur local du tourisme, Rachid Gheddouchi. Ce dernier nous a indiqué que 440 projets d’investissement dans le domaine du tourisme ont été déposés au niveau de ses services. Ainsi ces différentes structures «mettront à la disposition du secteur quelque 7 200 lits et généreront quelque 3 564 emplois» a-t-il indiqué. Sur les 61 projets on compte des hôtels, des auberges, des centres et villages de vacances, des terrains de camping ainsi que des résidences touristiques.

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Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi organise, durant le mois de novembre, des «assemblées virtuelles» (Al-Majaliss al-Iftiradhiya) animées par le journaliste et écrivain Abderrazak Boukkeba. Il s’agit de rencontres hebdomadaires, qui se tiennent tous les samedis du mois .

 

 

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Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz 
Les nouveaux demandeurs de ligne pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation, et les abonnés professionnels pourront signaler le dérangement de leur ligne directement sur le site web sans déplacement.

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La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang.

 

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