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Il est l’un des espoirs de la natation algérienne lors des prochains Jeux olympiques de Tokyo. Après avoir réalisé deux minima B dans les 100 et 200 mètres dos, Abdallah Ardjoune veut se qualifier aux olympiades en tant que minima A.

 

Ardjoune doit avoir en sa possession plusieurs atouts pour pouvoir améliorer ses chronos. Le jeune dossiste revient sur la dernière rencontre avec le ministre de la Jeunesse et des Sports Sid Ali Khaldi et la secrétaire d’Etat chargée du sport d’élite. Une occasion pour l’athlète et les autres nageurs et nageuses d’évoquer tous les problèmes relatifs à la préparation des joutes olympiques. «La réception du ministre Sid Ali Khaldi et la secrétaire d’Etat chargé du sport d’élite Salima Souakri du président de la fédération Hakim Boughadou et des athlètes qualifiés, ou en phase de qualification pour les JO de Tokyo a été bénéfique. Dans mon intervention, j’ai parlé des problèmes récurrents qui perturbent notre préparation. Le 1er problème est la disponibilité de bassins de 50 mètres. Après la fermeture des piscines du 1er-mai et du 5-Juillet soient en travaux, nous sommes obligés de nous préparer dans de petits bassins. Outre l’infrastructure, nous ne pouvons pas nous déplacer à l’étranger pour faute de visas. Concernant la scolarité, un athlète d’élite trouve des difficultés à gérer ses entraînements par rapport à ses examens. D’ailleurs, j’ai été obligé de repartir de la case départ, après avoir interrompu mes entraînements pour 20 jours d’examens. J’aurais aimé qu’on pense à nous faire un programme qui arrange nos obligations sportives » a-t-il indiqué. La subvention de la tutelle va donner une bouffée d’oxygène aux athlètes. «Il faut un budget conséquent pour une préparation adéquate d’une compétition planétaire comme les JO. Après quatre mois d’entraînement, il est temps de penser à nous faciliter le déplacement à l’étranger pour des compétitions. L’entraînement n’est pas toujours suffisant sans prendre part à des courses. Un départ par moi va me permettre de me situer, sachant que je suis bien préparé physiquement sous la coupe de mon entraineur de toujours Mouloud Bouchendouka» a-t-il souligné. L’annulation d’une ou de deux déplacements à l’étranger n’est pas fatale. «Mais, si je vais continuer à m’entrainer jusqu’au début de l’année prochaine sans compétition, je ne vois pas comment je pourrai arracher les minima A, alors que mes concurrents ont déjà un volume important de compétition» a-t-il ajouté.
Pour une demi-finale à Tokyo
Interrogé sur son objectif durant les JO de Tokyo, Ardjoune a souhaité dans un premier temps décrocher les minima A. «Pour une première participation, je pense que les minima A seront déjà un premier exploit. Lors des séries, si je parviendrai à me qualifier aux demi-finales, j’aurai déjà réalisé une performance dans deux spécialité ou figurent de grosses pointures. De ma part, je vais continuer à travailler et appliquer à la lettre le programme de mon entraineur Bouchendouka. Ce dernier est au diapason des exigences du haut niveau. Je suis entre de bonnes mains.» A 20 ans, notre interlocuteur a encore des années de carrière devant lui pour marquer l’histoire de la natation algérienne avec une médaille olympique. Un rêve qui le caresse depuis son enfance. «Je vise les jeux Olympiques de 2024 prévus à Paris. D’ici là, j’ai besoin juste de la continuité et de faire des courses régulièrement pour arracher la médaille olympique. » Pour ce qui est de l’écart qui existe avec les autres nageurs, Ardjoune estime que c’est une question de moyens. «J’ai déjà eu le luxe de réaliser d’excellents chronos en présence de grosses pointures de ma spécialité. Comme je l’ai déjà souligné, le haut niveau demande un investissement sur un cycle olympique au minimum. Question encadrement, mon entraineur est compétent. Sans sa précieuse contribution, je n’aurai jamais atteint ce niveau et battre des records sur les plans national et africain.»
 Adel K.