Anniversaire de la mort en martyr de Cherif Boubaghla: le héro qui a unifié  les Algériens
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Mercredi 20 Janvier 2021
Journal Electronique

Samedi marquera la commémoration du 166e  anniversaire de la mort du héro de la résistance algérienne à la  colonisation française Mohamed Lemdjad Ben Abdelmalek, dit Cherif  Boubaghla, tombé au champ d'honneur le 26 décembre 1854 après avoir unifié  les Algériens et dont le rapatriement des restes mortuaires de Paris à la  veille de la fête de l'indépendance de 2020 a ravivé l'unité nationale.

L'anniversaire de la mort en martyr de Cherif Boubaghla, qui a irrigué la  noble terre d'Algérie de son sang pur et ouvert la voie à une génération  qui allait, un siècle plus tard, déclencher la plus grande Révolution dans  l'histoire contemporaine, est l'occasion de mettre en avant la mémoire  nationale, devenue une priorité qui préside aux orientations de l'Etat  algérien et un "devoir national sacré ne tolérant aucun marchandage", comme  l'a souligné le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. 

Joignant l'acte à la parole, le chef de l'Etat a présidé, le 3 juillet  2020, à la veille de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance  nationale, les funérailles solennelles et l'accueil populaire organisés à  l'occasion de l'arrivée des restes mortuaires de 24 martyrs de la  Résistance populaire, dont ceux de Boubaghla, pour être inhumés au Carré  des Martyrs du cimetière d’El Alia à Alger.

Boubaghla (l'homme à la mule) qui refusait l'oppression et qui était  attaché à l'unité de sang, de religion et de terre a réussi à harceler la  soldatesque coloniale malgré le peu d'armes et d'équipements dont il  disposait. Lui qui venait de l'ouest algérien pour combattre aux côtés de  ses frères du Djurdjura a réussi, en quatre années de lutte, à renforcer la 

cohésion entre les différentes tribus, qui résistèrent tel un seul homme à  l'occupation.

Boubaghla s'est installé vers 1849 à Sor El Ghozlane dans l'actuelle  wilaya de Bouira, qu'il ne tardera pas à quitter pour la Kabylie toute  proche pour poser pied à la Kalaâ des Beni Abbès puis à Beni Mlikech, dans  l'actuelle wilaya de Béjaia, dont il fera la base arrière de sa résistance.

Selon certaines sources, son action remonte à 1851 lorsque, suspecté par  les autorités coloniales, il dissimula ses activités et prit contact avec  les cheikhs de Beni Mlikech, avant d'envoyer des messagers dans différentes  régions du pays (Babors, Hodna, Médéa, Miliana et Djurdjura) pour étendre  sa révolte. Son mouvement prenant de l'ampleur, surtout  dans les régions  de Béjaïa et des Babors, il mènera plusieurs batailles contre l'occupant,  notamment celle d'Ouzellaguen en juin 1951 où un grand nombre a été tué des  deux côtés.                                                                 

 

 

==Rencontre de deux titans==

 

La première attaque menée par Cherif Boubaghla a eu lieu le mois de mars  1851 à Akbou lorsqu’il a pris pour cible le bachagha Ben Chérif Ali, un  féodal serviteur de l’administration française. Il intensifiera par la  suite ses attaques contre plusieurs centres français dans la région  poussant les autorités françaises, inquiètes de l’ampleur prise par cette 

résistance, à concentrer leurs efforts pour l’affaiblir. Elles mobilisèrent  d’importantes forces armées menées par de grands officiers, à l’instar de  Dorel, Blange, Bobbrit, Busky Dubrotal et Camus.

Juin 1852, au cours d’une bataille qui a éclaté au village Tighilt Mahmoud  près de Soukh Lethnin, Chérif Boubaghla fut grièvement blessé au niveau du  crâne.

Rétabli de sa blessure, il conduira en 1853 une autre résistance freinée  la mi-1854 par l’expédition montée par le Général Randon, gouverneur de la  Région d’Azzaga, pour châtier et mater les tribus qui ont soutenu Chérif  Boubaghla.

La même année, contraint à quitter Beni Mlikech, il traversa le Djurdjura  vers le Nord pour s'installer dans le versant Sud de l'actuelle wilaya de  Tizi-Ouzou où il a établi son quartier général d'où il planifiât ses  attaques contre l'armée d'occupation.

Ayant fait jonction avec la résistante du Djurdjura, Lalla Fatma  N’Soumeur, et profitant de l'engagement des troupes françaises dans la  guerre de Crimée, Boubaghla, intensifia ses attaques tout en incitant les  tribus de la région à la révolte et à se joindre à sa cause à laquelle il  réussit à rallier les Ath Djennad et Ath Idjeur.

La rencontre entre ces deux symboles de la résistance fut un fait  historique majeur. Les historiens rapportent, à ce sujet, la rencontre des  deux héros, lorsque Boubaghla, blessé lors d’une bataille en 1854, fut  secouru par la Lalla N’Soumer qui lui souffla ce faisant "Chérif, ta barbe  ne se transformera jamais en herbe".

Les révoltes ayant de tout temps été étouffées grâce aux trahisons, la fin  de Chérif Boubaghla a été précipitée par les actes de vils délateurs. Sorti  le 21 décembre 1854 de ses sites de peur de la trahison, il est rattrapé  par les collabos français qui l’ont remis au gouverneur de Bordj Bou  Arréridj.

Sa tête fut décapitée et a été exposée en trophée avec ses habits, ses  armes, et son sceau en plein centre de la ville de Bordj Bou Arréridj pour  tenter de terroriser les Algériens.

Les autorités françaises ont décidé, par la suite, de transférer son crâne  au musée de l’Homme à Paris, dans une autre tentative de modifier le cours  de l’histoire et éteindre la flamme du glorieux Lemdjad. 

Un siècle après, le flambeau est brandi par les compagnons de Larbi ben  M’hidi, qui s’est adressé à la France coloniale en déclarant:  "Nous  vaincrons, car nous représentons les forces de l’avenir radieux, quant à  vous, vous serez vaincus, car vous voulez arrêter le cours de l’histoire". 

  • reboisement  barrage Douira
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    • 61 projets en cours de réalisation à Tizi Ouzou

      Pas moins de 61 projets d’investissement touristiques privés sont en cours de réalisation dans la wilaya de Tizi Ouzou a indiqué le directeur local du tourisme, Rachid Gheddouchi. Ce dernier nous a indiqué que 440 projets d’investissement dans le domaine du tourisme ont été déposés au niveau de ses services. Ainsi ces différentes structures «mettront à la disposition du secteur quelque 7 200 lits et généreront quelque 3 564 emplois» a-t-il indiqué. Sur les 61 projets on compte des hôtels, des auberges, des centres et villages de vacances, des terrains de camping ainsi que des résidences touristiques.

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