Djelloul Aliane, directeur général de la Sarl Info «Un débit minimum  de 8 mégas est insuffisant» 
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Mercredi 20 Janvier 2021
Journal Electronique

Entretien réalisé par Assia Boucetta

 

 

Le département de Brahim Boumzar ambitionne d’augmenter le débit internet minimum de 4 à 8 mégas. Cet assaut a été rendu possible grâce à la modernisation des infrastructures du secteur des TIC dont la rentrée en vigueur était pour le 31 décembre dernier du câble sous-marin reliant le réseau de télécommunications national au réseau européen. Cette augmentation devenue une nécessité imposée par une consommation croissante demeure toutefois insuffisante, selon Djelloul Aliane, directeur général de la Sarl Info, spécialisée dans les sites d’informations économiques, juridiques et commerciales. L’informaticien revient dans cet entretien sur les besoins des citoyens d’avoir un service de qualité à même d’assurer un débit réel et stable à domicile et dans les entreprises.


Un débit à 8 mégas est-il suffisant pour une navigation aisée sur Internet ?
Il est certes intéressant de pouvoir naviguer avec un haut débit qui offre la possibilité de faire des usages simultanés sans contraintes. Il permet d’avoir un accès à un large éventail d’application sans oublier son rôle dans l’économie numérique et les avantages qu’il procure dans l’amélioration des résultats macro-économiques et sociaux. Le haut débit peut avoir des effets bénéfiques considérables sur le plan économique et son adoption par les entreprises peut se traduire par l’accroissement de la productivité et la création d’emplois. Mais un débit à 8 mégas est insuffisant si l’on veut améliorer l’efficacité opérationnelle de l’Internet dans le pays. Le volume d’information qui circule sur le Net est énorme. Idem pour le nombre de personnes connectées qui est en augmentation constante, soit plus de 20 millions de consultations régulières. Une situation qui a conduit à un partage intense du débit entre les usagers. Et puis avec la politique de digitalisation, du paiement électronique et de la numérisation de l’administration, il faut s’attendre à une hausse de la consommation de la bande passante du pays. Un débit d’au moins 20 mégas est impératif. Nous sommes dans l’ère des applications multimédias en évolution permanente et une vitesse de transfert de données sans commune mesure.

Les prix appliqués par Algérie Télécom sont jugés très onéreux par rapport à la qualité d’Internet. Qu’en pensez-vous ?
Les prix doivent être établis selon le pouvoir d’achat de la population. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Pour s’offrir un abonnement à Internet par ADSL cela revient à 1.600 DA/mois, soit 10% du salaire minimum. L’accès à Internet n’est plus un luxe, c’est une nécessité pour tous les foyers où il y a au minimum trois à quatre connexions. Avec la conjoncture sanitaire actuelle, les enfants ont besoin d’Internet pour réviser, les parents pour le télétravail et puis il ne faut pas oublier qu’il n’existe aucune autre distraction. L’Internet est une échappatoire à l’ennui et la l’oisiveté. Il serait ainsi intéressant d’accompagner la modernisation du réseau, souvent critiqué pour ses perturbations récurrentes et la qualité de connexion, par des prix étudiés.

Pour bénéficier d’un débit réel et stable, les abonnées seront-ils toujours obligés de souscrire à des formules d’abonnement supérieures ?
L’opérateur a besoin de mettre en place une politique de tarification très concurrentielle qui viendrait accompagner ses efforts de modernisation de ses infrastructures et l’amélioration de la qualité de ses services. La réduction des prix d’abonnement se répercutera inévitablement sur le nombre d’abonnés. Algérie Telecom a besoin, au même titre que les autres opérateurs, de lancer des études économiques avant de fixer leur prix, d’autant plus que la situation socio-économique a très peu évolué depuis le début de la crise sanitaire.  

Faut-il s’attendre à une meilleure qualité de connexion avec l’entrée en vigueur du câble de la fibre optique connecté au réseau d’Algérie Télécom ?
La fibre optique permet de multiplier la puissance d’Internet, atteindre un meilleur débit et accroître la performance et la sécurité du réseau. Ce qui laisse supposer que le projet est à même de répondre aux besoins des abonnés exaspérés par les coupures et la mauvaise qualité de connexion. Ils auront ainsi accès à un débit élevé, aussi bien en émission, qu’en réception puisque le débit théorique offert par la fibre est de 100 Mb/s minimum. La difficulté, aujourd’hui se pose lors des téléchargements et d’envoi des fichiers, notamment pour les entreprises. La fibre optique est plus pratique pour envoyer des fichiers et recevoir des vidéos de haute définition puisqu’elle est plus stable que l’ADSL.

  • reboisement  barrage Douira
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    • 61 projets en cours de réalisation à Tizi Ouzou

      Pas moins de 61 projets d’investissement touristiques privés sont en cours de réalisation dans la wilaya de Tizi Ouzou a indiqué le directeur local du tourisme, Rachid Gheddouchi. Ce dernier nous a indiqué que 440 projets d’investissement dans le domaine du tourisme ont été déposés au niveau de ses services. Ainsi ces différentes structures «mettront à la disposition du secteur quelque 7 200 lits et généreront quelque 3 564 emplois» a-t-il indiqué. Sur les 61 projets on compte des hôtels, des auberges, des centres et villages de vacances, des terrains de camping ainsi que des résidences touristiques.

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