Sécurité en ligne des consommateurs: Les lois doivent suivre le progrès estiment les experts
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Dimanche 24 Janvier 2021
Journal Electronique

«Les internautes payent par poste et s’attendent à recevoir leur produit, qui au final, ne leur parviendra jamais. Les pages finissent par disparaître, sans garantie pour le consommateur», a déploré Mustapha Zebdi (Apoce).

Le e-commerce n’est pas totalement développé en Algérie, puisqu’il y a paiement en espèces à la livraison et non un paiement électronique pour la plupart des cas. Ce qui donne lieu à plusieurs arnaques relevées par les consommateurs eux-mêmes après réception de leurs produits. C’est ce que nous a indiqué, hier, le président de l’Association algérienne de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (Apoce). Selon Mustapha Zebdi, plusieurs pages proposant des services et des produits à l’achat sur Internet via les réseaux sociaux «extorquent de l’argent». «Les internautes payent par poste et s’attendent à recevoir leur produit, qui, au final, ne leur parviendra jamais. Les pages finissent par disparaître, sans garantie pour le consommateur», a-t-il déploré. Cette organisation a enregistré plusieurs centaines de plaintes du genre et demeure totalement impuissante. Selon lui, la dernière législation en vigueur concernant le e-commerce, la sécurisation des données et sécurité du consommateur date de 2018. «Dans ce domaine, la législation doit suivre de près les avancées technologiques pour garantir une protection optimale des consommateurs qui adhèrent à des services en ligne ou achètent via les plateformes de commerce électronique», a-t-il poursuivi. Il ajoutera que cette nécessité d’adapter la réglementation intervient lors d’une conjoncture caractérisée par une forte demande de consommation via les services électroniques. «Nous sommes en retard par rapport à ce qui se fait dans le monde, notamment en termes de protection du consommateur en ligne. C’est l’anarchie totale», a-t-il déploré. Il relèvera, toutefois, quelques plateformes électroniques, proposant toujours le paiement à la livraison, qui garantissent une sécurité optimale pour le consommateur, que ce soit de sa navigation en ligne aux achats effectués et aux produits. «Ces quelques entreprises se comptent sur le bout des doigts. Beaucoup reste à faire et nous ne pouvons pas aller de l’avant sans une réelle juridiction pour encadrer ce secteur», a-t-il estimé.

Sécuriser pour mieux consommer
Pour Amine Lounis, expert en cyber-sécurité, il faut revoir quelques définitions pour comprendre le contexte économique virtuel. «Le e-commerce n’est pas simplement un produit de plus, mais une autre façon de consommer, de gérer ses ressources et d’engranger des bénéfices. C’est toute la puissance des technologies de l’information et de la communication qui donne un coup de fouet à l’économie locale», a-t-il fait savoir. Selon lui, il est vecteur de productivité et de compétitivité, tant pour les entreprises, les particuliers que pour l’Etat lui-même, dans son fonctionnement général. Lounis assure que le caractère transversal impacte tous les secteurs de l’économie, il est également la source de nouveaux secteurs innovants, malgré la prolifération des sites web et la forte croissance du nombre d’internautes, les interrogations à l’égard des apports et du rythme futur de la diffusion du e-commerce et services en ligne demeurent nombreuses. Il indiquera que la sécurisation est une question fondamentale et pour le moins cruciale dans le contexte des transactions électroniques. «Son impact sur la confiance a été mis en évidence à de nombreuses reprises. Sur Internet, toute information échangée peut être interceptée par des tierces non autorisés», a-t-il précisé. Selon lui, l’utilisation frauduleuse des numéros de cartes de débit ou visa demeure la crainte majeure des consommateurs. «Pour réduire le risque de violation de la confidentialité des données et se prémunir contre le hacking des données, les marchands se doivent d’avoir recours à des technologies avancées», a-t-il estimé. «La sécurisation est une condition nécessaire, mais non suffisante pour construire la confiance, qui constitue le premier pas vers la fidélisation des clients. Plus clairement, un site non sécurisé suscitera d’emblée la méfiance des consommateurs, en revanche, le fait qu’un site soit sécurisé n’aura qu’un impact marginal sur la confiance», a-t-il expliqué.
Selon Islem Meziani, expert en sécurisation des données en ligne, l’environnement externe doit s’adapter aux entreprises marchandes en ligne en Algérie. «Les pouvoirs publics doivent accompagner les entreprises marchandes en ligne en instaurant une législation qui se conforme, non seulement avec la demande du marché et les attentes du consommateur, mais également avec les aspirations de ces plateformes pour leur permettre de se développer dans un environnement favorable», a-t-il signalé. Il assure que les sites web hébergés en Algérie sont soumis à des lois de protection et aux réglementations (protection des consommateurs, protections des salariés et protection de la propriété intellectuelle 18-05). Toutes les entreprises marchandes en ligne sont également soumises aux respect des lois sur l’hygiène et la qualité des produits qu’elles vendent aux consommateurs. Toutefois, fait-il remarquer, les sites n’hébergeant pas leur plateforme en Algérie, n’y sont pas soumis, ce qui laisse le champ libre à de nombreuses manipulations et fraudes. «La législation devrait englober tous les aspects de protection du consommateur, comme il se fait à l’international», a-t-il ajouté. Il donnera pour exemple Amazone, plateforme marchande américaine qui a été soumise aux lois européennes sur la protection des données des utilisateurs, mais également des produits. «Beaucoup reste à faire surtout en ce qui concerne la sécurité du consommateur algérien en ligne. Il n’y aura pas d’évolution numérique du secteur des services et du commerce si les lois ne suivent pas», a-t-il conclu.
Walid Souahi

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    • 61 projets en cours de réalisation à Tizi Ouzou

      Pas moins de 61 projets d’investissement touristiques privés sont en cours de réalisation dans la wilaya de Tizi Ouzou a indiqué le directeur local du tourisme, Rachid Gheddouchi. Ce dernier nous a indiqué que 440 projets d’investissement dans le domaine du tourisme ont été déposés au niveau de ses services. Ainsi ces différentes structures «mettront à la disposition du secteur quelque 7 200 lits et généreront quelque 3 564 emplois» a-t-il indiqué. Sur les 61 projets on compte des hôtels, des auberges, des centres et villages de vacances, des terrains de camping ainsi que des résidences touristiques.

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