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ART CULINAIRE

ESSEFFA, PLAT INDETRONABLE AU S’HOUR

29/06 11h52

EL-BAYADH- Esseffa, connu dans certaines autres régions du pays sous l’appellation de Mesfouf ou Sfouf, est un plat indétrônable de la Meïda (table) du S’hour dans la région d’El-Bayadh.

Préservé depuis très longtemps dans la tradition des foyers Bayedhi, Esseffa, ce mets traditionnel à base de semoule, est roulé exactement comme le couscous, à la seule différence qu’il est étuvé jusqu’à trois à quatre fois fois pour le rendre plus léger, avant de l’enduire de beurre et de le servir avec des raisons secs dans un plat de préférence traditionnel (Gassaâ ou Djefna), explique Hadja Daouiya, femme au foyer de la ville d’El-Bayadh.

Il est consommé au moment du S’hour, dernier repas de la nuit du Ramadhan, accompagné de verres de lait ou de petit lait, et même avec du miel pour certains.

Esseffa, loin de perdre son essentiel devant la modernité Ce mets traditionnel n’a pas échappé, tout comme d’autres recettes culinaires ancestrales, aux courants de la modernité même si les changements apportés n’ont été que superficiels et n’ont pas affecté sa composition de base.

Seuls des changements sur l’aspect décoratif ont été apportés avec l’insertion de quelques motifs de garniture, de formes géométriques, à l’aide de la poudre de cannelle, a indiqué Mme Zahra, attirée par la modernisation de la cuisine traditionnelle.

Certains préfèrent agrémenter leur plat d’Esseffa de raisin sec, de sucre, de raisin frais, ou avec du miel naturel, notamment les jeunes et les enfants, qui ne peuvent résister à ce régal.

Le repas d’Imsak est généralement suivi d’une tasse de café, mélangé à un soupçon d’épices ou de plantes aromatiques, dont l’armoise, auxquels on prête des vertus de lutte contre la soif.

Un plat à ne rater en aucune manière durant le Ramadhan

Pour de nombreux jeunes, prendre le plat d’Esseffa en famille constitue un rite ramadhanesque sacré à ne rater en aucune manière, même lorsqu’on est rassasié par les grillades avalées en ville durant la soirée, une fois achevée la prière Tarawih, a estimé Azzeddine, qui approche la trentaine.

Selon Azzeddine, d’autres jeunes préfèrent, par souci d’éviter des troubles digestifs, laisser l’essentiel des repas à celui du S’hour, avec l’inévitable Esseffa qui reste sans conteste le "plat royal" du menu ramadhanesque dans la wilaya d’El-Bayadh.

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