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DISPOSITIF DE L’ANSEJ : PLUSIEURS MODELES DE REUSSITE A OUARGLA

14/02 11h17

OUARGLA- De nombreuses micros-entreprises de jeunes, ayant concrétisé leurs projets via le dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), ont connu le succès dans la wilaya d’Ouargla, au moment où quelques unes ont malheureusement trébuché.

Des jeunes des deux sexes, mettant à profit les mécanismes de soutien à l’emploi préconisés par l’Etat et visant la lutte contre le spectre du chômage, ont pu mener des expériences réussies qu’ils pensaient au départ difficilement accessibles eu égard aux contraintes de financement, au manque d’expériences dans le montage des entités économiques, en plus du grand besoin d’accompagnement.

Bien qu’il n’ait pas été aisé pour plusieurs d’entre eux, notamment la gent féminine, du fait de lourdeurs bureaucratiques, de contraintes de commercialisation et de manque de main-d’£uvre qualifiée, certains, armés d’une volonté de fer et d’un désir ardent de réussir leur projet, ont pu, chacun dans son domaine, capitaliser leur potentiel et relever le challenge.

++Ahlem, réalise son rêve de créer une école d’apprentissage des langues étrangères...

L’école d’enseignement et d’apprentissage des langues étrangères, montée par la jeune Ahlem Benseghir (25 ans) à la cité El-Gara- Nord à Ouargla, fait partie de ces projets réussis qui se sont imposés dans le monde professionnel, grâce à l’appui de l’ANSEJ.

Licenciée en langue et lettres anglaises de l’université "Kasdi Merbah" d’Ouargla, Ahlem, qui estime "être née sous une bonne étoile", a pu mettre sur pied sa propre école spécialisée en enseignement des langues étrangères, à la faveur d’un financement tripartite de 2,3 millions DA, avalisé en 2014 par l’antenne de l’agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) d’Ouargla.

Dans une présentation de son expérience, elle relate que ce prêt, revu à la hausse et accordé en un temps record de 40 jours, lui a permis, en plus de l’obtention de l’agrément auprès du ministère de tutelle, de développer son école, d’acquérir les équipements didactiques nécessaires et d’accueillir ses premiers élèves, pour compter actuellement un effectif de 80 apprenants dans les langues française et anglaise, encadrés par un staff compétent, composé de huit personnes, entre enseignants et administratifs.

Un autre modèle de réussite, Nacéra Hamlaoui (40 ans) a, de son côté, opté pour les spécialités de couture et de broderie, qu’elle a pu développer grâce à un financement via l’ANSEJ de 250.000 DA obtenu en 2009, et qu’elle juge "suffisant" pour donner forme à son souhait d’avoir son propre atelier.

Elle confie n’avoir rencontré aucun obstacle bureaucratique pour se voir accorder un prêt, et que la chance lui a souri dès le dépôt de dossier jusqu’à l’obtention de l’accord lui ayant permis, ajouté à son talent avéré, de louer un local, d’acquérir les équipements nécessaires à l’exercice de son activité et de générer emplois, comme "modeste contribution" à la résorption du chômage dans la région.

Cette promotrice, qui ambitionne de s’investir davantage dans son créneau et d’ouvrir un autre atelier, estime que c’est aux femmes de tirer avantage de l’opportunité offerte par ce dispositif de soutien à l’emploi pour créer leurs projets et intégrer le marché de l’emploi, dans les activités féminines telles que la couture, la broderie, la pâtisserie, la restauration et autres.

++D’autres expériences ont malheureusement connu l’échec... D’autres jeunes promoteurs n’ont, malheureusement, pas connu la réussite de Benseghir et Hamlaoui, pêchant surtout par manque de faisabilité de leurs projets, à l’instar du jeune M.Z qui a révélé qu’en dépit des facilités accordées, son projet de location de véhicules n’a pas eu de réussite.

Ce jeune s’était lancé dans ce créneau, à la faveur d’un prêt acquis au terme de "dédalles bureaucratiques", en ouvrant deux agences de location pour des entreprises économiques activant dans la wilaya et hors-wilaya.

Le promoteur s’est ensuite heurté à des problèmes inextricables engendrés par la négligence des locataires de ses véhicules, poussé à la faillite suite à de multiples accidents, en plus de voir ses véhicules souvent endommagés et parfois non-restitués, le contraignant à stopper son activité et à revenir gonfler les effectifs du chômage. Pour en avoir fait les frais, ce jeune estime nécessaire de "réfléchir avant d’agir" et appelle les postulants aux dispositifs de l’emploi à "ne pas se lancer dans de pareilles aventures et éviter ainsi la faillite et l’échec".

++109 micro-entreprises montées en 2016 à Ouargla... Quelque 109 micro-entreprises ont été montées en 2016 à travers la wilaya d’Ouargla, par le biais du dispositif de l’ANSEJ), a-t-on appris des responsables locaux de cet organisme.

Montés à la faveur de financements bipartite (apport personnel et ANSEJ) et tripartite (bénéficiaire, ANSEJ et Banques), pour un volume global de 210 millions DA, ces projets, entrant dans le cadre des efforts visant l’absorption du chômage et la mise en £uvre des programmes de l’emploi, ont généré 257 emplois à la satisfaction des jeunes de la région.

Ces dossiers de micro-entreprises avalisés, dont 8 proposés par des femmes, sont versés dans les secteurs des services, l’artisanat, l’industrie, les professions libérales, l’entretien et la maintenance, les travaux publics, l’hydraulique et l’agriculture.

L’ANSEJ relève un "vif" engouement des jeunes ces deux dernières années pour les secteurs de l’agriculture, l’industrie et les technologies de l’information et de la communication, avec 10 projets créés en 2016 dans le secteur industriel et un autre dans l’agriculture ayant généré 35 emplois, contre 20 projets dans l’industrie en 2015 et 10 dossiers d’agriculture, ayant permis la création d’une centaine d’emplois. L’antenne de l’ANSEJ d’Ouargla s’attèle à relever le défi de lutter contre le chômage, en générant le plus d’emplois possibles, et ce en coordination avec les différents partenaires, a affirmé son directeur, de l’antenne ANSEJ d’Ouargla, Mohamed Kaâneb.

Dans cette perspective, des actions de sensibilisation de proximité sont menées en direction des jeunes à travers les communes de la wilaya, notamment auprès des pensionnaires des établissements de la formation professionnelle, sur les dispositifs d’emploi, les mécanismes de financement de projets et les mesures incitatives préconisés par les pouvoirs publics dans le domaine.

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