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GHARDAÏA : PRESERVER LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL DES KSOUR(RENCONTRE)

20/02 13h11

GHARDAIA- Les thématiques de la préservation du patrimoine architectural des ksour et les techniques traditionnelles de mobilisation des ressources en eau dans les régions oasiennes à climat aride ont focalisé les travaux de deux jours de la rencontre intitulée "Rencontres Architecture, Eaux et Déserts" (RAED), clôturée lundi à Ghardaia.

Les participants, experts, chercheurs et universitaires, se sont penchés sur la cohérence entre l’architecture du M’zab, la préservation de l’environnement oasien et des ressources hydriques, ingénieusement élaborée par les anciens bâtisseurs des ksour.

L’architecte Maia Ravéreau , fille d’André Ravéreau, a estimé, dans son intervention, que l’architecture et l’organisation spatiale des ksour du M’zab ont été de tout le temps une "Ecole vivante" pour des architectes de renom ainsi que pour les chercheurs et autre universitaires.

"Les bâtisseurs de ces ksour ont été des urbanistes et des architectes sans le savoir et ont donné des leçons d’architecture et d’aménagement de l’espace, ce qui a poussé mon père à publier un ouvrage intitulé +Le M’zab : une leçon d’architecture+", a-t-elle affirmé. Le chercheur universitaire, Sidi Mohamed El Habib Benkoula de l’université des sciences et des technologies d’Oran (USTO) a, quant à lui, soutenu que les premiers habitants du M’zab ont su aménager et construire, en tenant compte des exigences d’une morale religieuse, philosophique et sociale.

"Cette conception intelligente de l’espace, qui répond aux exigences de l’environnement, du climat et de la luminosité du soleil, doit être étudiée dans nos universités et préservée", a-t-il préconisé.

Le patrimoine architectural du M’zab est "tellement riche qu’il est reconnu mondialement", a souligné M.Benkoula, ajoutant que cette richesse patrimoniale doit être "valorisée" afin qu’elle contribue au développement durable local.

Abordant la question des ressources hydriques, des experts et autres participants à cette rencontre se sont particulièrement intéressés aux réseaux traditionnels de distribution de l’eau dans les oasis, où des techniques traditionnelles ont prouvé, durant des centaines d’années, une utilisation durable des ressources hydriques et une gestion intégrée de cette ressource vitale, particulièrement adaptée aux écosystèmes fragiles pré-désertiques.

Exploitation rationnelle de la ressource hydrique

Les intervenants ont été unanimes à affirmer que, malgré les progrès réalisés dans le domaine de la mobilisation de l’eau, la technique des Foggaras où le système de partage des eaux dans le M’zab est toujours viable et revêt un intérêt écologique certain, puisqu’ils permettent une exploitation rationnelle de la nappe, avec moins de perdition possible d’eau, dans une région désertique. Les chercheurs ont plaidé, durant les travaux de cette rencontre, pour une implication accrue et efficace de la société civile dans la préservation du patrimoine ancestral et la mise en œuvre de projets de développement durable performants.

Les participants ont ainsi appelé à la sensibilisation des citoyens aux enjeux de la problématique écologique, à la biodiversité et à cultiver la notion d’écocitoyenneté.

La valorisation du patrimoine matériel et immatériel du M’zab, riche d’histoire et au rayonnement mondial, revêt une importance particulière pour la préservation de l’héritage humain de cette région, son infrastructure architecturale conçue de manière cohérente et harmonieuse lui permettant d’être une des destinations touristique les plus prisées.

Initiée par l’Association Algéria.Com.Event de Clermont-Ferrand (France), en partenariat avec la Fondation Amidoul de Ghardaïa, cette rencontre, qui a regroupé une pléiade d’experts, chercheurs, universitaires et étudiants en architecture et urbanisme, nationaux et français, se proposait de mettre en valeur les joyaux architecturaux et les monuments qui puisent leurs racines dans une histoire riche et séculaire de la région du M’zab, inscrite au patrimoine universel de l’UNESCO.

La rencontre s’est voulue une tribune d’échange de points de vue sur des questions liées au patrimoine architectural, au tourisme écologique et culturel, à l’économie de l’eau et aux mécanismes de développement local durable.

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