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REOUVERTURE DU JARDIN "GHABET EL-MERABTINE" A TOUGGOURT

13/05 12h27

OUARGLA - Une grande affluence du public est enregistrée au jardin de Touggourt (nord d’Ouargla), plus connu sous l’appellation de "Ghabet El-Merabtine", qui a rouvert récemment ses portes après une large action d’aménagement et de remise en état.

Composé d’espaces verts ainsi que de lacs artificiels et de jeux pour enfants, ce jardin public constitue un véritable atout pour la ville de Touggourt dépourvue d’espaces de loisirs et de détente, estiment des visiteurs rencontrés par l’APS.

Couvrant une superficie de 3,7 hectares au niveau de la commune de Nezla, "Ghabet El-Merabtine", dont la réalisation remonte à l’époque du Royaume des Béni-Djellab (1414-1854), était un site laissé à l’abandon et devenu, durant plusieurs années de ce fait, un repaire pour les délinquants, selon des sources locales.

Cette action de rénovation, qui traduit la volonté de l’Etat de préserver et valoriser le patrimoine naturel et culturel de cette région du sud du pays, a permis au jardin, qui abritait jusqu’au début des années quatre-vingt une belle palmeraie et de nombreuses espèces de plantes à fleurs, de retrouver sa beauté et sa splendeur, gravées dans la mémoire des habitants de la ville, notamment l’ancienne génération.

L’appellation des Merabtine (en arabe dialectale) ou Mourabitine (en arabe littéraire) réfère aux gardes-frontières du Royaume historique des Béni-Djellab (descendants des Mérinides), basé à Touggourt, a indiqué Mohamed Lakhdar Saadaoui, chercheur et chef de l’antenne locale de l’Union des écrivains algériens (UEA).

Le Royaume s’étendait de la région d’Ouled Djellal (Biskra) au nord au Chott Djérid (sud Tunisien) à l’est, via Oued-Souf (El-Oued), et à Ouargla et N’goussa au Sud-ouest, avant d’être détruit par les autorités coloniales, selon des études historiques.

Le territoire de la wilaya déléguée de Touggourt renferme aussi un patrimoine culturel matériel composé de nombreux sites archéologiques et monuments historiques qui représentent une importante phase de l’histoire collective locale et nationale, a souligné le chercheur.

"Malheureusement, la grande majorité de ces sites, dont de vieux ksour, mosquées et autres, n’est pas protégée et connait actuellement une dégradation très avancée", a-t-il déploré.

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