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3.500 PIQURES DE SCORPIONS DEPUIS JANVIER

31/07 12h38

ALGER- Le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière a recensé depuis janvier jusqu’au 9 juillet 2017 plus de 3.500 piqures de scorpions dans les wilayas des Hauts Plateaux et du Sud ayant causé le décès de 15 personnes, a-t-on appris auprès de la Direction de la prévention et de la promotion de la santé au ministère.

La wilaya de Tamanrasset occupe la première place avec 460 cas, suivie de Biskra (près de 400), Djelfa (271 cas), Tiaret (260) et Bechar (206), selon la même source, soulignant que 56% de ces piqures avaient été enregistrées au niveau des domiciles notamment dans la literie et les chaussures.

Selon docteur Mohamed Lamine Saidani, expert à la commission nationale de lutte contre les piqures de scorpions, le plus grand nombre de piqures de scorpions a été enregistré durant les mois de juin et de juillet, mais en raison des changements climatiques, le ministère avait enregistré quelques cas en début d’année, avant la survenue de la canicule et la reproduction de cet animal, soit 15 décès dont 6 à Adrar recensés jusqu’à présent.

En vue de protéger les citoyens de ces régions des piqures de scorpions, l’expert a insisté sur l’impératif "de mettre les poubelles et les amas de pierres loin des domiciles, outre la garantie de l’éclairage public. Egalement chef de laboratoire à l’institut Pasteur d’Alger, l’expert a affirmé que les habitants de certains quartiers où prolifèrent les scorpions étaient inconscients du danger de l’amoncellement des ordures et des pierres devant leurs domiciles, qui les expose aux piqures de scorpions, parfois mortelles.

Les scorpions vivent dans toutes les régions du pays mais sont plus dangereux et plus toxiques dans les régions des Hauts Plateaux et du sud, a-t-il précisé, appelant à la sensibilisation des citoyens de ces régions notamment lors de la période de reproduction des scorpions, car un scorpion peut engendré près de 120 pullus (petits), d’où l’importance de l’hygiène près des domiciles et sur les routes, outre la garantie de l’éclairage public.

Parmi les régions les plus exposées aux piqures de scorpions, l’expert a cité les wilayas de Msila, Naama, Bechar, Tiaret et Khenchela, classant les wilayas de Tamanrasset, Adrar, Djelfa, Laghouat, Ghardaïa, Ouargla et Illizi parmi les wilayas "les plus exposés à ce danger".

En dépit des campagnes menées par l’institut Pasteur depuis avril et mai derniers dans le cadre du Programme national de prévention contre les piqures de scorpions, le spécialiste a indiqué que les efforts déployés par le ministère, l’institut, la Protection civile, les mosquées et certains médias étaient "insuffisants", soulignant la nécessité d’impliquer les ministères de l’Intérieur, à travers les collectivités locales, l’Agriculture et l’Habitat outre le citoyen en tant que premier concerné par les piqures de scorpions.

Il a par ailleurs déploré les comportements de certains citoyens attachés à certaines traditions et croyances, préférant l’utilisation de plantes et herbes "inefficaces" pour soigner les piqures de scorpions au lieu de se rendre aux urgences médicales, ce qui provoque, a-t-il ajouté, le décès de la personne envenimée. Il a dans ce sens mis l’accent sur l’importance assister le personne atteinte durant les deux premières heures suivant la piqure de scorpion afin d’éviter la propagation du venin dans le corps qui peut engendrer une paralysie du cerveau puis le décès.

S’agissant des antidotes sérums (antiscorpioniques) produits par l’institut Pasteur, estimés à 70.000 doses, l’intervenant a indiqué que cette quantité était amplement suffisante et couvrait toutes les régions, ajoutant que certaines régions bénéficiaient de quantités supérieures à la demande.

Il a précisé à ce propos que l’institut Pasteur produisait cette quantité à partir de scorpions capturés par des citoyens des wilayas qui connaissent une présence accrue de scorpions, notamment El Oued et Biskra, faisant remarquer que l’institut offrait 85 DA par scorpion.

Le spécialiste a fait savoir que les moyens de l’institut étaient "très limités", ajoutant que l’institut achetait la quantité nécessaire selon la demande, mettant l’accent sur l’importance que les collectivités locales encouragent les opérations de collecte de scorpions par les associations et les citoyens en vue de réduire la multiplication de cet animal et, par conséquent, le taux d’exposition aux piqures de scorpion.

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