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YENNAYER : TRADITIONS ANCESTRALES CELEBREES AU M’ZAB

6/01 14h14

GHARDAIA- Loin d’être un vestige éphémère de l’histoire plusieurs fois séculaire de l’Algérie, "Ammenzu n yennayer" (premier jour du nouvel an Amazigh) continue de ponctuer le temps dans la région du M’Zab (Ghardaïa) par des pratiques rituelles et des traditions culinaires.

Célébré la nuit du 6 au 7 janvier dans le M’zab, "Ammenzu n Yennayer" obéit à un référentiel d’essence agraire basée sur les différents cycles de végétation et qui marque le début de la saison hivernale et l’année agraire dans cette région au climat aride.

Pour les habitants des oasis du M’zab, Ammenzu n Yennayer, qui coïncide avec la fin de la cueillette des dattes, constitue une étape cruciale pour passer en revue la situation environnementale des palmeraies et annoncer le début de l’opération de soins et de toilettage des palmiers dattiers productifs, a indiqué samedi à l’APS Nacer-Eddine Dadi propriétaire d’une palmeraie à El Ateuf et fin connaisseur des travaux saisonniers agricoles.

De son côté Ahmed Nouh, notable du Ksar de Ben Izguen, a indiqué que "cette journée qui présage d’une nouvelle année féconde, constitue également pour la gent féminine une occasion d’aborder la situation de la femme dans la région, notamment les nouvelles mariées".

"Ce jour du nouvel an Amazigh se veut également une occasion de mettre en avant l’ancrage historique de la société Algérienne dans toute sa diversité culturelle", a-t-il ajouté .

"Ce rituel festif de Ammenzu N Yennayer semble prendre de plus en plus de proportions dans notre société en général, plus précisément à Ghardaïa et tend à être plus largement célébré notamment avec l’officialisation de cette Journée nationale par le Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika", a souligné, pour sa part, le président de l’APC de Ghardaïa , Omar Fekhar.

"J’ai constaté depuis quelques années un attachement très prononcé des habitants de cette région à la célébration de cet événement", a ajouté cet élu, soulignant que l’officialisation de nouvel an amazigh "constitue une occasion pour étudier notre histoire millénaire".

Ce sentiment est, en outre, partagé par de nombreux citoyens résidents dans la wilaya de Ghardaïa qui considèrent cet évènement comme héritage culturel et identitaire de l’Algérie dans toute sa diversité et qui ne fait que renforcer l’unité nationale.

R’fis un plat du terroir très prisé Le jour de l’an Amazigh dans la région de Ghardaïa est une aubaine pour se replonger dans les joyaux d’un trésor culinaire ancestral où la femme tente de mettre en valeur les douceurs d’un art culinaire ancestral raffiné qui continue d’agrémenter les tables des habitants dans toutes leurs diversités sociologiques.

La coutume récurrente dans la région du M’Zab veut que Yennayer soit estampillé d’un cachet particulier avec la préparation du ’’Rوfis’,’ un plat culinaire traditionnel sucré très prisé par les habitants et obéissant à un rite particulier. Selon la tradition, les mets préparés pour la soirée du nouvel an Amazigh ne doivent contenir que des ingrédients de couleur blanche (sucre, semoule, lait), afin, dit-on, que la nouvelle année soit une année de paix et de bonheur.

Ce plat du terroir incontournable se prépare essentiellement à base de semoule, de sucre, de lait et d’œufs, que la ménagère fait cuire sous forme de galette qui, une fois effritée est passée à la vapeur.

Imbiber de smen (graisse naturelle) et décoré avec des raisins secs et des œufs durs, ce plat réunie toute la famille élargie, une fois la dégustation achevée c’est l’inévitable verre de thé accompagné de fruits secs (Cacahuètes, amande, pistache) avant qu’une prière suivie de la "Fatiha" du Livre saint ne soit prononcée pour implorer Dieu de faire de cette nouvelle année considérée comme le début de la saison agricole, une année faste pour l’agriculture et l’hydraulique.

La soirée de Yennayer dans la vallée du M’Zab s’achève en famille dans une atmosphère rituelle par des jeux appelés Alaoune, type de Bouqala algéroise.

Au nord de la vallée du M’Zab, un autre plat culinaire traditionnel dénommée "Charchem" est préparé par les habitants à l’occasion du nouvel an Amazigh.

Ce plat est composé essentiellement de blé fumé avec des ingrédients et des épices lui donnant une saveur spécifique.

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