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SOLIDARITE

PERPETUER LES TRADITIONS DE SOLIDARITE

10/06 12h37

BECHAR- A Bechar, le mois de Ramadhan est une occasion pour les habitants de perpétuer les traditions ancestrales de solidarité et de générosité.

Les familles dans cette région du Sud-ouest ont su garder d’anciennes traditions et rituels, dont la célébration de la nuit de la mi-Ramadhan, communément appelée F’dila, à travers lesquelles les familles attachées à ces traditions inculquées de génération en génération, veillent à ce que cette nuit, à l’instar de celle du Destin (Leilat El-Kadr), soit différente des autres jours du mois sacré.

Ce 15ème jour est marqué par certains par "Laouziaa", à savoir l’abattage d’une bête dont la viande est partagée à égalité entre plusieurs familles, ayant chacune contribué à l’achat de la bête et ce pour fêter cette première quinzaine du mois de Ramadhan et aussi pour mettre en relief une coutume de solidarité spécifique entre elles et envers les autres familles dans le besoin, qui reçoivent une part conséquente de viande.

Malgré qu’elle se raréfie dans certaines zones urbaines de la wilaya, pour cause certainement de l’amélioration des revenus financiers des familles, cette tradition reste encore ancrée chez les habitants des localités Ksourienne et rurales, et ce pour plusieurs causes sociales et culturelles, selon des sociologues locaux.

Les familles à Bechar continuent aussi à partager des plats et des mets entre elles, manière de renforcer les liens de voisinage en ce mois, qui est marqué par plusieurs autres actes de solidarité des associations et particuliers qui n’hésitent pas à offrir des repas chauds aux nécessiteux et autres voyageurs de passage dans la région, à travers un réseau d’une vingtaine de restaurants de "Rahma".

Un global de plus de 1.400 repas est offert quotidiennement au moment du "F’tour" par le biais de ces restaurants dont une grande partie est finances par des bienfaiteurs et autres donateurs, en signe de solidarité avec les catégories de populations dans le besoin, conformément aux préceptes de l’Islam, indiquent des jeunes chargés du suivi et du service dans ces établissements implantés aux quatre coins de la ville de Bechar.

Dans cette ville, et à l’instar de différentes régions du pays, les mosquées et les zaouïas connaissent une affluence record de fidèles durant ce mois sacré, ou en plus de la pratique quotidienne des cinq prières quotidiennes et des Tarawih (prières surérogatoires), les fidèles suivent des cycles de conférences sur plusieurs thèmes liés à une connaissance approfondie de l’islam sunnite et surtout du rite Malékite, et ce à l’initiative de la direction locale des affaires religieuse et des Wakfs.

Le développement urbain dense et la modernité qu’a connus Bechar, et la prolifération des prestations de services en matière de restauration, n’ont nullement influé sur les traditions et coutumes de la région dans le domaine gastronomique du mois de Ramadhan, qui constitue aussi une occasion de mettre en évidence plusieurs plats traditionnels, tels que la H’rira (Soupe de blé ou d’orge broyés),Tajine de Meloukhia (Gombo) et des mets sucrés avec de la viande rouge ou blanche, en plus de plusieurs variétés de gâteaux servis avec du thé à la menthe.

Le Ramadhan est aussi le mois où les marchés de fruits et légumes de la ville ne désemplissent pas en journée et est aussi marqué par l’assaut des cafés après les prières des Tarawih par les habitants pour siroter différentes boissons et débattre de l’actualité et de leur préoccupations quotidiennes, avant d’aller ensuite prendre la Safa,(Couscous fin garnis) avec un the ou un café ou lait, comme est la tradition dans la région.

En plus et toujours après les prières des Tarawih, les familles se rendent chaque soir, en cette dernière semaine du Ramadhan, aux différents marchés de vêtements pour l’achat d’habits neufs à leurs enfants, encouragés en cela par les soldes initiées au niveau des différents établissements commerciaux spécialisés.

Cependant, une seule mauvaise note est à relever en ce mois du jeune, c’est la disparition du Den-Den qui était, il n’y a pas si longtemps, omniprésent pour annoncer, à l’aide de son tambourin, le moment repas du S’hour, véhiculant ainsi une tradition qui remonte à des siècles et qui était pratiquée jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, avant de disparaître au grand dam des habitants de la région.

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